[imho's little stories] moi et mon corps

Publié le par imho

INTRODUCTION

C’est étrange la mémoire.

On ne choisit pas ce qu’on retient, cela semble se faire  indépendamment du temps écoulé depuis l’événement, et de l’importance de celui-ci.
On garde un souvenir dont les détails et la précision varient, parfois ce ne sont que des odeurs, des couleurs, de vagues sensations, parfois il s’agit de toute une scène complexe.

J’ai décidé de raconter ici certains de ces moments choisis, non par moi-même, mais par ma mémoire aléatoire et imprévisible. Je tâcherai de les illustrer autant que possible, c'est tout de même ça le but au final... et tester ma faculté à raconter des (bêtes) histoires!

Voici donc le premier article d'une nouvelle catégorie qui fait son apparition sur mon blog (comme ça il y aura aussi des choses à lire, pas qu'à voir ;-) ).

MOI ET MON CORPS

Un des ces instants qui m’ont marqué remonte (comme beaucoup)  à mon enfance, je ne saurais dire exactement à quel âge, mais il détermine une limite certaine entre l’état de béatitude que l’on acquiert à la naissance, à celui de questionnement qui ne fait que se préciser au fur et à mesure des années qui passent.

Je veux parler de ma vision du (de mon pour être exact) corps humain.

Etant enfant, donc, j’étais persuadé d’une chose : mon corps humain est une énorme machine, incroyablement complexe et totalement dissociée du cerveau.
En fait, ce n’est pas vraiment d’un cerveau dont il faut parler. Je me voyais comme un petit être prisonnier dans la tête de cette grande machine, et pouvant avec plus ou moins de réussite et une latence variable en actionner les fonctions principales.


Pour rajouter un peu de côté mécanique à la chose, je m’auto suggérais des sons mécaniques comme Zzzzzzzzuiiii, pour le déplacement des yeux par exemple, ou Vuiiiiiiibaam pour une jambe qui se lève et se pose sur le sol.

Je m’entendais vraiment dire « allez, on lève le bras gauche maintenant!» et et me voyais actionner un petit levier mental avant que mon bras daigne se lever effectivement.

Quel pouvoir extraordinaire ! Quel être exceptionnel ! Car bien entendu, j’étais exceptionnel (enfin, avec Goldorak bien sûr, je ne l’ai appris que plus tard). Mais cela concerne plus la façon dont je me voyais au sein du monde environnant, et ce sera  (peut-être, cela dépend de votre enthousiasme face à mes petites bêtises) le sujet d’un autre billet d’humeur…
mais quand j'y repense, ce qu'on peut être bête innocent quand on est enfant!

Publié dans imho's little stories

Commenter cet article

c pas moa c lui 13/04/2006 09:38

super idée ta nouvelle rubrique

imho 13/04/2006 12:32

mercite ^_^

Eric 12/04/2006 20:51

Chouette ca!! Je faisais tout pareil quand j'etais petiot!

imho 13/04/2006 12:32

mais, alors... Goldorak, c'est toi!! :-)